Perspectives Newsletter Fall 2019
Vol. 42, no.3 / Posted on Dec. 16, 2019

joy agnew

I’m sure this is a common refrain among you and your colleagues, but where did 2019 go? Of all the things I learned in 2019, the most important was probably to set realistic expectations so you’re not automatically disappointed when December rolls around. That, and waiting until the day of an event to put together a keynote presentation isn’t “procrastinating”, it is “waiting to read your audience” to allow you to custom build your presentation.  

I attended Farm Forum Event in Saskatoon last week. The drive from Olds to Saskatoon reinforced to me the work we need to do as agricultural engineers to help producers be more productive while adapting to a shifting climate. There were dozens of unharvested fields between Olds and Saskatoon. In December. I looked back at Alberta harvest statistics and noted that from 2008 to 2013, harvest was delayed (less than 80% complete by early October) in two of those six years. From 2014 to 2019, harvest was delayed in five of those six years (with the sixth being very close to being considered delayed). And in 2018 and 2019, harvest was only 40 to 50% complete by early October. Later harvests usually mean lower yields, lower quality, and higher costs associated with grain drying. And higher levels of stress.

How can ag/bio engineers help? We can develop and validate tools to help producers manage their risk; tools like variable rate mapping and equipment for precision application of fertilizer, seed, and chemicals to promote more uniform crops for optimized harvesting; biological stimulants to promote early plant establishment and (hopefully) earlier harvests; shorter season varieties; drainage systems to manage wet seasons and extreme rainfall events; logistics management software to optimize field operations; more efficient on-farm grain drying technologies; weather prediction algorithms and user-friendly cost calculators to help producers decide if it makes economic sense to rent a second combine or to dry their grain on-farm or to wait for the crop to dry in the field. It’s ok to hope that the trend of delayed harvest doesn’t continue, but we would be wise to build practical tools in case it does.

To build and validate these tools, basic and applied research is required. Over the next three to five years, research and development in the agriculture, agri-food, and agri-based products sectors will be supported by the Canadian Agricultural Partnership, the Protein Industries Supercluster, and the newly formed Canadian Agri-Food Automation and Intelligence Network, along with various provincially-led funding initiatives. They key to most (if not all) of these funding programs is to have strong collaborations including both academia and industry. This requires academic researchers to learn industry’s needs and for industry to understand the value of scientifically valid investigations and trials. This is not always easy and another reason why I hope CSBE-SCGAB can maintain a strong roster of both academic and industry members. We need to work together to build a productive, sustainable, and adaptable agriculture sector.

I wish you all a wonderful and peaceful holiday season and I’m looking forward to seeing what 2020 will have in store!


Je suis sûr que c'est un refrain commun entre vous et vos collègues: mais où est passée 2019 ? De toutes les choses que j'ai apprises en 2019, la plus importante était probablement de fixer des attentes réalistes pour ne pas être automatiquement déçu lorsque le mois de décembre arrive. Ça, et attendre jusqu'au jour d'un événement pour préparer un discours d'ouverture n'est pas "tergiverser", mais bien "attendre de connaître votre public" et ainsi construire votre présentation sur mesure.

J'ai assisté à un forum agricole à Saskatoon la semaine dernière. Le trajet d'Olds à Saskatoon m'a permis de mieux comprendre le travail que nous devons faire en tant qu'ingénieurs agronomes pour aider les producteurs à être plus productifs tout en s'adaptant aux changements climatiques. Il y avait des douzaines de champs non récoltés entre Olds et Saskatoon. En décembre. J'ai examiné les statistiques sur les récoltes en Alberta et j'ai constaté que, de 2008 à 2013, la récolte a été retardée (moins de 80 % au début d'octobre) au cours de deux de ces six années. De 2014 à 2019, la récolte a été retardée dans cinq de ces six années (la sixième étant très près d'être considérée comme retardée). Et en 2018 et 2019, la récolte n'était terminée qu'à 40 à 50 % au début d'octobre. Des récoltes plus tardives se traduisent généralement par des rendements plus faibles, une qualité inférieure et des coûts plus élevés associés au séchage du grain. Et des niveaux de stress plus élevés.

Comment les ingénieurs d'ag/bio peuvent-ils vous aider ? Nous pouvons développer et valider des outils pour aider les producteurs à gérer leurs risques ; des outils comme la cartographie à taux variable et l'équipement pour l'application précise d'engrais, de semences et de produits chimiques afin d'obtenir des cultures plus uniformes pour une récolte optimisée; des stimulants biologiques pour favoriser l'établissement précoce des plantes et (espérons-le) une récolte plus précoce; des variétés à saison courte; des systèmes de drainage pour gérer les saisons humides et les pluies extrêmes; des logiciels de gestion pour optimiser les opérations sur le terrain; des technologies plus efficaces de séchage du grain à la ferme; des algorithmes de prévision météorologique et des calculateurs de coûts conviviaux pour aider les producteurs à décider s'il est rentable de louer une deuxième moissonneuse-batteuse ou de sécher leur grain à la ferme ou d'attendre le séchage des cultures dans le champ. Il n'y a rien de mal à espérer que la tendance à retarder la récolte ne se poursuive pas, mais nous serions bien avisés de mettre au point des outils pratiques au cas où cela se produirait.

Pour construire et valider ces outils, la recherche fondamentale et appliquée est nécessaire. Au cours des trois à cinq prochaines années, la recherche et le développement dans les secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire et des produits agro-industriels seront appuyés par le Partenariat agricole canadien, la Super grappe des industries protéiniques et le Réseau canadien d'automatisation et de renseignement agroalimentaire nouvellement formé, ainsi que par diverses initiatives de financement provinciales. La clé de la plupart (sinon de la totalité) de ces programmes de financement est d'avoir de solides collaborations avec le milieu universitaire et l'industrie. Pour ce faire, les chercheurs universitaires doivent connaître les besoins de l'industrie et l'industrie doit comprendre la valeur des recherches et des essais scientifiquement valides. Ce n'est pas toujours facile et c'est une autre raison pour laquelle j'espère que la CSBE-SCGAB pourra maintenir une liste solide de membres universitaires et industriels. Nous devons travailler ensemble pour bâtir un secteur agricole productif, durable et adaptable.

Je vous souhaite à tous un merveilleux et paisibles temps des fêtes et j'ai hâte de voir ce que 2020 nous réserve !